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 L'"extrême frustration" de l'ONU face à la catastrophe birmaneVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Armoni
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MessageSujet: L'"extrême frustration" de l'ONU face à la catastrophe birmane   Ven 9 Mai - 12:39

L'"extrême frustration" de l'ONU face à la catastrophe birmane
LE MONDE | 09.05.08 | 11h24 NEW YORK (Nations unies) CORRESPONDANT


Six jours après le passage du typhon Nargis, John Holmes, secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des secours humanitaires, déclare qu'il "perd patience" face aux refus du régime birman d'ouvrir le pays. M.Holmes espère que l'appel de fonds lancé par l'ONU, vendredi 9 mai, dépassera 100 millions de dollars.


Comment jugez-vous la situation en Birmanie à ce stade ?

Elle est extrêmement préoccupante. Nous ne connaissons pas exactement le bilan des morts, même s'il est clair qu'il est très lourd. Nous devons assister les vivants. Entre 1 et 1,5 million de personnes sont très gravement affectées, la plupart sans domicile. Toutes ont besoin de secours d'urgence, de nourriture, d'eau potable, d'abris, de matériel médical.

Quel est le problème le plus urgent ?

Les gens vivent dans des conditions très dangereuses, entourés d'eau, de corps en décomposition, sans nourriture, sans abri, très vulnérables aux maladies et aux épidémies : dysenterie, choléra, paludisme… C'est le plus grand risque. Par endroits, il y a tant de corps qu'ils polluent les accès à l'eau. C'est pourquoi l'Unicef travaille dur pour faire entrer des millions de tablettes de purification de l'eau. Les gens voudraient brûler les cadavres, mais ils manquent de carburant. Nous n'avons sans doute pas les moyens de disposer de ces corps, mais j'espère que l'armée birmane pourra le faire.

L'aide humanitaire entre-t-elle ?

Un vol du PAM est arrivé avec des biscuits énergétiques. La Croix-Rouge commence à faire entrer des avions. Mais l'aéroport de Rangoun pourrait vite devenir embouteillé et il y a très peu de carburant sur place. Une partie de l'aide est acheminée par la route. Nous voudrions faire entrer des denrées par la mer, c'est plus facile et moins cher, mais le port de Rangoun est hors d'état.

La logistique vous inquiète… Comment avoir accès au delta ?

S'il y avait des routes, elles ont été emportées. Les ponts sont coupés. Dans beaucoup de ces endroits, le transport se faisait grâce aux bateaux, mais 80% ont été détruits ou emportés. Nous n'avons pas des milliers d'embarcations sous la main. C'est un très gros problème, qui resterait entier si nous avions toute l'aide dont nous avons besoin à Rangoun.

L'aide est là, aux portes du pays, mais elle n'entre qu'au compte-gouttes.

Le gouvernement ne délivre quasiment aucun visa… Vous perdez patience ?

Oui, je perds patience. Je suis extrêmement frustré, un peu plus chaque jour et chaque heure. Mais nous n'avons pas d'autre choix que d'essayer de les persuader.

De quoi ont-ils peur ?

Honnêtement, je ne sais pas. C'est un gouvernement peu habitué à agir rapidement. Ils pourraient avoir toutes sortes de soupçons sur les étrangers qui entrent. Quelles que soient leurs peurs, nous sommes là pour une courte période, pour faire entrer l'aide. Point final.

Washington évoque des largages aériens d'aide, avec ou sans l'accord du gouvernement. Y êtes-vous favorable ?

Les largages aériens sont une méthode assez rudimentaire. On ne peut pas les écarter catégoriquement, mais le faire sans l'autorisation du gouvernement, et prendre ainsi le risque d'une confrontation armée, de voir des avions abattus, ce serait une très grosse décision. Pour le moment, nous avons choisi de coopérer avec le gouvernement. La confrontation pourrait marcher, mais elle pourrait aussi ralentir les choses et bloquer des canaux qui commencent à peine à s'ouvrir.

Des gens vont-ils mourir à cause des délais imposés par le gouvernement ?

C'est un risque. Mais la lenteur de l'opération n'est pas seulement due au gouvernement ou aux visas. Les défis physiques et logistiques sont énormes. Dans ces circonstances, il y a toujours des impatiences, mais dans un endroit difficile et reculé, on ne peut pas simplement faire disparaître les obstacles.

Propos recueillis par Philippe Bolopion
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MessageSujet: Re: L'"extrême frustration" de l'ONU face à la catastrophe birmane   Ven 9 Mai - 21:17

Quand un pays est gouverné par des dictateurs doublés de cons, plus rien ne peut nous étonner cheveux hum
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