Guenièvre ~ Manitou ~


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| Sujet: Suite du feuilleton : flambée des prix !!! Mer 27 Fév - 16:06 | |
| Des fabricants de produits d'entretien suspectés d'entente sur leurs prix
PARIS - Neuf grands groupes de produits d'entretien et d'hygiène sont suspectés d'entente sur leurs prix, dans une enquête ouverte en 2005 par le Conseil de la concurrence, a annoncé mercredi le gouvernement, confirmant un article du "Figaro". Selon le quotidien, qui ne cite pas de sources, cette enquête a été ouverte début 2005 par le Conseil après avoir reçu des informations du groupe SC Johnson qui souhaitait faire amende honorable et se protéger totalement ou partiellement d'éventuelles sanctions, dans une procédure légale "de clémence".
Le porte-parole du gouvernement a confirmé qu'une "enquête était en cours sur l'existence ou non de pratiques d'entente au niveau d'un certain nombre de grand producteurs de produits ménagers". "Si les pratiques d'entente sont avérées (...), ce sera très fortement sanctionné", a déclaré Laurent Wauquiez lors du compte-rendu du conseil des ministres, rappelant que "le cartel, c'est du vol". "La politique du gouvernement est d'être extrêmement vigilant pour des hausses de prix qui seraient anormales", a rappelé M. Wauquiez.
D'après cette confidence de SC Johnson, de nombreuses informations auraient été échangées par téléphone, courriels et "réunions secrètes" entre les fabricants de produits d'entretiens et insecticides à propos des études de marchés et des prix proposés aux distributeurs.
Parmi les marques suspectées figureraient les groupes américains Procter & Gamble, Colgate-Palmolive, SC Johnson, Sara Lee ou encore les groupes Unilever (néerlando-britannique), Henkel (allemand), Reckitt-Benckiser (britannique) ainsi que les groupes Bolton et Vendôme, tous cités par SC Johnson durant son audition en décembre 2005.
"Le Figaro" cite également une seconde dénonciation, par le groupe Colgate, sur une entente avec Unilever et Procter & Gamble concernant des produits d'hygiène corporelle.
Joint mercredi par l'Associated Press, le service de presse de Procter & Gamble France s'est refusé à tout commentaire, expliquant "attendre la décision du Conseil de la concurrence".
Pour l'heure, aucune des autres entreprises citées n'était joignable dans l'immédiat tandis que le Conseil de la concurrence rappelle qu'il "s'est toujours refusé à publier des informations sur les affaires qu'il instruit", une "ligne de conduite (...) justifiée à la fois par le souci de respecter la présomption d'innocence des entreprises éventuellement mises en cause et par le souci de préserver l'efficacité des procédures menées par l'autorité française de concurrence". A l'avenir, le Conseil n'exclut pas cependant d'annoncer l'ouverture de procédures.
Les enquêtes seraient "quasiment bouclées", selon le journal qui précise qu'en janvier 2006, SC Johnson aurait été exonéré totalement de sanctions par le Conseil de la concurrence. AP
L'enquête sur la flambée des prix alimentaires lancée par gouvernement
Par Par Bertille OSSEY-WOISARD AFP - Mercredi 27 février, 09h32
PARIS (AFP) - Le gouvernement a lancé mardi une enquête sur le terrain dans le cadre de son opération "coup de poing" contre les hausses de prix des produits alimentaires dans les grandes surfaces, le président Nicolas Sarkozy promettant de "porter le fer là où ça fait mal".
La Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCCRF) a débuté mardi son enquête dans les centrales d'achat et dans les magasins des "six principales enseignes" pour vérifier les prix d'achat et de vente de 20 produits alimentaires courants, a annoncé une porte-parole.
L'enquête a été lancée à l'initiative du Premier ministre, après une enquête de l'Institut national de la consommation (INC). François Fillon a en revanche exclu mardi une baisse de la TVA, estimant que ce n'était pas la bonne "réponse" pour "augmenter le pouvoir d'achat des Français".
L'INC montre des hausses de prix importantes entre novembre et janvier, jusqu'a 48%. Basée sur les sites internet de cinq distributeurs (Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché ou Hyper U), elle corrobore une autre étude réalisée dans les magasins par le cabinet indépendant Nielsen montrant que les prix du lait, des oeufs et des pâtes ont grimpé de plus de 10% en janvier.
Des industriels et des distributeurs ont récusé les calculs de l'institut. Le groupe laitier Senoble l'a accusé de mener une "campagne de désinformation", tandis que Fleury-Michon a affirmé que les relevés de prix publiés avaient été effectués sur internet et non dans des supermarchés.
Le chef de l'Etat a promis que le gouvernement allait "porter le fer là où ça fait mal" pour tenter de remédier à la hausse des prix des denrées de base dans les grandes surfaces, qu'il a jugée "pas normale".
"Il y a une autre question dont je vais me saisir et qui n'est pas normale, c'est l'évolution des prix, notamment dans les grandes surfaces. Ce n'est pas normal ce qui se passe", a déclaré le chef de l'Etat.
"Je vois bien que le prix des denrées alimentaires a augmenté. Je ne comprends pas, le prix qu'on verse aux producteurs de porcs diminue et le prix du jambon explose", a illustré Nicolas Sarkozy. De son côté, le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, refuse qu'on "déclare coupables" les agriculteurs.
A deux semaines des élections municipales, les propositions des partis politiques, syndicats et patronat continuaient d'affluer mardi.
Le secrétaire national UMP chargé de l'économie, Frédéric Lefebvre, a ainsi préconisé mardi un double étiquetage "prix-évolution des prix en pourcentage" afin de "mieux informer" les consommateurs sur leur pouvoir d'achat.
François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée, devrait déposer "dans les prochains jours" une proposition de résolution demandant la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les prix des produits alimentaires.
Mais pour le syndicat CFE-CGC, le gouvernement doit déjà faire appliquer les sanctions infligées aux industriels pour entente illicite sur les prix s'il veut défendre les consommateurs, plutôt que de faire des "effets de manche" dans la grande distribution.
Le PCF a lui qualifié de "cinéma" l'opération "coup de poing" annoncée par François Fillon, invitant le gouvernement à apporter plutôt des réponses "utiles" comme "une baisse immédiate de la TVA sur les produits de première nécessité".
PARIS - Les Français sont 81% à estimer que leur pouvoir d'achat a diminué au cours des 12 derniers mois, selon un sondage Ifop pour "L'Humanité" paru mercredi.
A la question: "Au cours des douze derniers mois, diriez-vous que votre pouvoir d'achat a beaucoup augmenté, un peu augmenté, un peu diminué, beaucoup diminué ou est resté stable?", 50% estiment qu'il a "beaucoup diminué" et 31% "un peu diminué". Ils étaient respectivement 34% et 31% à l'affirmer en novembre 2007.
A l'inverse, 7% des interrogés estiment qu'il est resté stable (18% le pensaient en novembre 2007) et 12% répondent qu'il a augmenté (contre 17% en novembre 2007).
- sondage réalisé le 25 février par questionnaire auto-administré en ligne auprès d'un échantillon de 977 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
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| Sujet: Re: Suite du feuilleton : flambée des prix !!! Lun 3 Mar - 13:51 | |
| Hausse des prix: l'étude de l'INC partiellement confirmée par la DGCCRF
AP - il y a 1 heure 10 minutes
PARIS - Une enquête de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) confirme la forte hausse des prix dans l'alimentation épinglée par l'Institut national de la consommation, mais elle est inférieure de 11,5 à 18,2% à celle annoncée par l'INC. Le gouvernement reconnaît tout de même que "c'est trop".
D'après les éléments confiés au "Parisien/Aujourd'hui en France", la DGCCRF a constaté une augmentation à partir d'une enquête menée la semaine dernière par "quelque cinquante enquêteurs de la DGCCRF (qui) ont relevé les prix dans 80 supermarchés de six enseignes différentes, ainsi que dans huit centrales d'achat", précise la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
"Le travail a porté sur vingt produits relevés par l'INC et '60 millions de consommateurs'" et "démontre que les prix relevés par l'INC exclusivement sur les sites internet des enseignes sont plus élevés que les prix constatés dans les supermarchés", note Mme Lagarde. "Autre constat, l'enquête de '60 millions de consommateurs' comporte des produits qui étaient en promotion en novembre et qui se retrouvent à plein tarif en janvier".
"Cela dit, l'enquête de la DGCCRF fait ressortir une concurrence avérée et des différences majeures de prix entre enseignes: j'invite les consommateurs à faire jouer la concurrence", avance la ministre, qui va également "inviter les fournisseurs, petits et grands, les distributeurs de toutes catégories et les consommateurs à une table ronde pour élaborer ensemble des propositions".
Le ministre du Budget Eric Woerth a pour sa part reconnu que "les prix ont augmenté évidemment beaucoup", avec "en glissement de janvier à janvier, c'est plus de 2,5". "C'est beaucoup, c'est énorme. En moyenne, c'est moins (que l'étude de l'INC, NDLR), mais c'est trop", a-t-il dit sur Europe-1. "Il faut bien comprendre d'où cela vient, cela relève de l'organisation de la chaîne de distribution", a poursuivi M. Woerth "Il faut rétablir la concurrence, mieux organiser les filières de distribution et de production".
Mme Lagarde juge qu'"il est difficile d'isoler un unique responsable" mais "remarque que pour une matière première entrant dans la composition d'un produit, par exemple le blé dans les pâtes, certains fournisseurs et distributeurs ont amorti la hausse des prix alors que d'autres l'ont répercutée à l'excès". AP |
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